Alou Diawara, mondoblogueur
« Je suis pressé de rentrer au bercail avec mon Diplome supérieur de journalisme (DSJ) en poche. »
Alou Diawara jeune malien, étudiant journaliste au Cesti, rêve d’être un jour un grand reporter mondialement connu. Pour y arriver, le journalisme est là . « C’est un métier qui me fascine et ce, depuis mon adolescence », dit l’étudiant à la voix grave. Né au Mali, il n’avait jamais quitté le pays du basin avant. « L’idée de quitter le pays m’habitait, car je ne voulais pas faire toute ma vie là -bas », dit-il.
Comme tout jeune de son âge, il est obsédé par le désir de réussir, « mais par la voie légale », précise-t-il. En juin 2009 il réussit au concours de Centre d’étude des sciences et techniques de l’information (Cesti) de l’université de Dakar. La même année il découvre le pays de la Téranga. Il s’habitue tout de suite aux quotidiens des dakarois. « J’ai pas eu de problèmes pour m’intégrer et je n’étais pas dépaysé. En plus, le Cesti c’est une école panafricaine, il y a plus de dix nationalités», souligne-t-il.
Avant d’être au Sénégal, Alou a fait un parcours sans fautes dans ses études au Mali. Son amour pour ce domaine débute dans sa Ségou natale, région située au centre du pays. En 1995 il obtient son premier diplôme, le CEP (certificat d’études primaires), à l’école fondamentale de Markala. « J’étais très content. Je croyais que j’avais déjà réussi dans la vie. Et jusqu’à aujourd’hui, quand je revois mon diplôme de CEP, je ressens de la joie dans le cœur », révèle-il, nostalgique.
En 1998, il obtient un deuxième diplôme, le DEF (diplôme d’études fondamentales). « J’étais vraiment content. Et je pensais souvent à mes parents car malgré le fait qu’ils n’avaient pas beaucoup d’argent pour me donner, ils me soutenaient mentalement. Cela m’a beaucoup aidé. » En 2001 le bac en poche, il prend le chemin de l’université de Bamako. Il en sort en 2007 avec une maitrise en Science de l’éducation.
S’il n’a pas eu du travail au Mali, il ne regrette pas pour autant car le marché de l’emploi, pour ce qui est du journalisme, est très ouvert. Etudiant en 3éme année de journalisme, option radio, déjà l’impatience de devenir très vite professionnel se lit à travers ses propos. « Je suis pressé de rentrer au bercail, avec mon Diplôme supérieur en journalisme (DSJ) », dit-il joyeusement. Patience Alou il ne te reste pour cela que quelques mois seulement.
Actuellement il fait parti des blogueurs sélectionnés par Mondoblog. Une chose qui témoigne de son talent de blogueurs aguerri. « Ce n’est pas que je suis le meilleur ou que je fais parti des meilleurs. Non. C’est seulement par chance que j’ai été retenu », répond-il modestement.
Maigre de taille élancée, Diawara comme l’appellent ses camarade, apprécie beaucoup la beauté de la femme sénégalaise : «Elles sont très belles, vos femmes. A la différence des maliennes, elles portent plus de jeans, des chaussures à talons hauts, des jupes serrées, etc.» Il ajoute : « Mais je ne sais pas si je réussirai à amener l’une d’elle avec moi au Mali»

























